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I. NOËLS D’ANTAN
1. Le Noël de Trilby et le Paris bohème du XIXe siècle selon George Du Maurier / Trilby’s Christmas and the Bohemian Paris of the 19th Century According to George Du Maurier, par Patrizia D’ANDREA 2. Le Noël juif de Monsieur Samsa. Une double aporie ? / Mr. Samsa’s Jewish Christmas : A Double Aporia?, par Isabelle-Rachel CASTA 3. Saint Nicolas, Le Noël, de nouveaux media pour de vieilles figures / Saint Nicolas, Le Noël, New Media for New Characters, par Francis MARCOIN II. LE SACRÉ ET LE PROFANE 4. L’hebdo qui croyait au ciel et celui qui n’y croyait pas. Noël dans Mickey, Spirou, Tintin, Pilote et Pif Gadget (1934-2021) / Christmas Issues in French Weekly Comics : Le Journal de Mickey, Spirou, Tintin, Pilote and Pif Gadget (1934-2021), par Christian CHELEBOURG 5. Les Rois Mages de Michel Tournier : un conte de Noël merveilleux ? / Michael Tournier’s The Four Wise Men for Grown-Ups and for Kids : A Christmas Fairy Tale?, par Danièle HENKY 6. Trois motifs de Noël : poétique et déconstruction d’un imaginaire occidental / Three Christmas Motifs : Poetics and Deconstruction of a Part of Western Imaginary, par Marie-Hélène ROUTISSEAU |
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Avant-propos, par Nathalie DUFAYET I. LE GRAND MÉCHANT LOUP D’HIER ET D’AUJOURD’HUI 1. « Entre inhumanité et déshumanisation : le personnage du Loup Boche en 1914-1918 », par Thaïs BIHOUR 2. « Le Trois Petits Cochons et le Grand Méchant Loup : la rencontre entre deux archétypes », par Lison JOUSTEN 3. « Mais qui a encore peur du Grand Méchant Loup ? », par Marion DUVAL 4. « La nostalgie des loups : réintroduire la sauvagerie en ville ? », par Alice BRIÈRE-HAQUET 5. « Le loup est revenu : le “nouveau” visage du loup dans le conte du Petit Chaperon Rouge », par Mathilde BRISSONNET-TEYSSÉDOU |
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Contrairement à ce que signale l’expérientiel anthropologique, la mort n’est pas la fin… de tout ; en culture de jeunesse (littérature, sérialité, films, mangas….) elle représente parfois même le nouveau commencement, d’une survie ou d’un autre monde, où la figure du revenant se décline multiplement ; c’est la variété de ces occurrences (simple impulsion électrique sur un écran de smartphone ou surgissement, en corps, dans la cuisine de parents endeuillés) que les dix études explorent ici, en présentant non seulement des cas romanesques ou filmiques de contacts avec l’au-delà, mais aussi une plus vaste et juvénile « clinique du fantôme » (le mot est de Serge Tisseron). Zombies, vampires et spectres actualisent en effet une espérance, déguisée en terreur : que la perte soit réversible, et les lois naturelles… transcendées.
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Il est un thème qui peut servir de repère à un premier balisage de la littérature et des films de jeunesse, c’est la représentation de cette même jeunesse. Depuis le XVIIIe siècle, au moins, un livre pour la jeunesse est très volontiers un livre qui met en scène des enfants ou de jeunes personnages. Les autres médias, en ce domaine, ont très largement repris le procédé. Les productions pour la jeunesse reposent majoritairement sur une logique projective qui tend à faire vivre leur public par procuration ; de là leur succès dans le domaine de l’évasion, de l’aventure ou des tendres idylles, aussi bien que leurs usages compassionnels ou exemplaires chers aux pédagogues et aux moralistes de tout poil. Représenter la jeunesse pour elle-même, telle est l’une des principales fonctions assignées à ce corpus. Les études qui suivent en analysent les principes, les contraintes et les résultantes autour des trois questions nodales du sexe et de la sexualité, de l’âge et de l’accès à la maturité, des valeurs et de leur mise en œuvre, trois problématiques à forte potentialité projective, et comme telles puissamment impliquées dans la poétique des productions à destination de la jeunesse.
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